Parmi les bonnes nouvelles attachées à la réunion du Comité technique ministériel du 20 juin 2012, il y a celle de l’abrogation du décret de réforme de l’évaluation des enseignants imposée par le précédent ministère contre l’avis unanime de toutes les organisations syndicales.
Le nouveau ministre a proposé cette abrogation au CTM en la justifiant avec force. Il a demandé à la Directrice générale des ressources humaines, celle-là même qui considérait la réforme comme étant le summum de la modernité en matière de gestion des ressources humaines dans l’Éducation nationale, de présenter le projet d’abrogation du décret.
Ce projet a été adopté à l’unanimité du CTM.
Depuis le début de cette affaire, le SNPI-FSU a été en pointe pour dénoncer
une réforme dangereuse pour le système éducatif (voir notre dossier ici : http://www.snpi-fsu.org/spip.php?rubrique75). En niant la réalité pédagogique de l’enseignement dans les classes, elle dessaisissait les inspecteurs pédagogiques de l’évaluation des enseignants au profit des supérieurs hiérarchiques fonctionnels. Elle visait la mise en concurrence des enseignants par choix discrétionnaires des IEN dans le premier degré et des chefs d’établissement dans le second dans une logique administrative de management par les résultats..
Le SNPI-FSU se réjouit de cette excellente nouvelle. Il souhaite s’engager dans un processus de réforme de l’évaluation des enseignants sur la base des valeurs humanistes et progressistes qu’il défend et sur la base de sa charte pour une éthique des inspecteurs.
Pour le SNPI-FSU, il ne peut y avoir d’inspection sans expérience de la classe et sur le fondement unique d’un entretien appuyé sur des tableaux de résultats technocratiques.
